A la veille de la Journée mondiale sans tabac, RFI fait un gros plan, ce matin, sur le trafic de cigarettes en France, avec un reportage sur le plus grand bureau de tabac à ciel ouvert de France et la manifestation des buralistes (voir Lemondedutabac du 22 mai).
Un vendeur, parmi la dizaine installée au pied de la sortie de métro, confirme que le trafic de cigarettes est un bon business : « certains arrivent à écouler plusieurs cartons par jour … De plus, c’est de la bonne qualité, quand elles viennent d’Allemagne, de Belgique, du Maroc ou du Sénégal qui les vendent moins cher ».
Sur fond sonore « Trafiquants au chômage » scandé par les buralistes manifestant entre la Gare du Nord et Barbès, le mercredi 22 mai, pour réclamer un moratoire sur les prix, Pascal Montredon répète qu’avec un marché parallèle qui représente 25% de la consommation « tout le monde est perdant. Le buralistes, bien sûr. La santé publique aussi parce que la politique mise en place n’a aucun effet, parce qu’on donne la possibilité aux jeunes de s’approvisionner beaucoup moins cher. Et, les pertes fiscales atteignent 3 milliards d’euros. »
Un buraliste de la place de Clichy évoque la montée en puissance de l’insécurité « les trafiquants venant s’approvisionner en braquant les débits de tabac ».
Et pourtant, Barbès a été placé en Zone de Sécurité prioritaire, conclut le reportage en glissant les chiffres de la police : deux réseaux démantelés depuis octobre 2012, quinze personnes interpelées dont huit écrouées et 362 200 cigarettes saisies … plus une vingtaine de reconduites aux frontières. Manifestement, ce n’est pas suffisant.




