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13 Juin 2017 | Trafic
 

La Dépêche du Midi de ce lundi 12 juin revient sur l’enquête qui a conduit au démantèlement d’un réseau de six trafiquants de cigarettes, entre l’Andorre et l’Est toulousain, et dont nous avons parlé, ici-même (voir Lmdt du 9 juin).

L’analyse de cet article en vaut la peine car on y découvre comment les gendarmes ont méticuleusement démantelé un réseau de trafic ordinaire avec Andorre. Un exemple à saluer.

•• Tout est parti d’une banale opération, fin 2016, au cours d’une manifestation à Saint-Orens-de-Gameville, tout près de Toulouse. Un homme qui revendait des cigarettes, dans la rue, a été contrôlé. Dans son sac, plusieurs cartouches andorranes.

Peu à peu, les gendarmes de la brigade de recherches de Villefranche-de-Lauragais et les enquêteurs de la brigade de Saint-Orens ont démêlé la pelote dans le cadre d’une information judiciaire. Ils ont ainsi découvert une filière bien organisée, puis ciblé des Toulousains qui, chaque semaine, revenaient, la voiture chargée de cigarettes, de voyages au Pas-de-la-Case à l’entrée de la Principauté.

Ils ont pu, ainsi, reconstituer tous les itinéraires d’un trafic de fourmis.

•• Parallèlement, les gendarmes de l’escadron départemental de sécurité routière ont lancé une deuxième enquête … à partir d’un véhicule abandonné au péage de Toulouse Sud avec, à l’intérieur, des centaines de cartouches de cigarettes.

Là aussi, un patient travail pour remonter une piste ténue au départ.

•• Les deux enquêtes ont fini par se rejoindre et ont abouti, ce mercredi 7 juin, à une opération d’envergure qui a permis six interpellations et des perquisitions dans les « quartiers toulousains ». Ils ont mis la main sur 113 cartouches de cigarettes, 7 000 euros d’argent liquide et saisi la voiture utilisée par les contrebandiers.

•• Les interpellés ont été présentés à un juge et écroués, à l’issue de leurs gardes à vue . Les pièces à conviction étant suffisamment probantes.

« Ce trafic représentait un réel manque à gagner au préjudice des débitants de tabac », observe un proche du dossier, « c’est une véritable économie parallèle qui s’était installée ».

Par ailleurs, ce 7 juin dans la soirée, quatre personnes supplémentaires ont été mises en examen et placées en détention provisoire dans le cadre de l’information judiciaire en cours. Deux ont été remises en liberté.

•• Il ressort des premières investigations que le trafic organisé aurait permis aux suspects de tirer un bénéfice global de près de 140 000 euros avec des rentrées individuelles nettes de 1 000 à 3 000 euros par mois.