Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
14 Avr 2020 | Trafic
 

Si les buralistes français se réjouissent du retour des fumeurs, les vendeurs de tabac belges, en toute logique, accusent le coup.

À la tête de la station-service familiale située à quelques mètres de la frontière franco-belge, à Erquennes, la gérante estime que « depuis le 17 mars, j’ai perdu environ 80 % de mon chiffre d’affaires » selon La Voix du Nord. Ici, les contrôles de polices sont quasi-quotidiens pour limiter les passages transfrontaliers au strict nécessaire. Donc, beaucoup moins de clients.

Car, au jeu du chat et de la souris, certains clients français tentent, quand même, encore leur chance et font le plein. « Les gens me font de grosses commandes, récemment j’ai quelqu’un qui m’a acheté pour 1 300 euros de tabac ».

Mais avec une amende fixée à 200 euros, beaucoup ne préfèrent pas prendre le risque. Et se replient vers les buralistes.

13 Avr 2020 | Trafic
 

Postées ce samedi 11 avril sur Facebook par un habitant de Pommerœul (commune belge à la frontière française), des images montrent deux policiers de la Direction centrale de la Police aux Frontières  (PAF) en train d’acheter du tabac dans un commerce situé à quelques kilomètres de la frontière franco-belge … mais côté belge.

« Lorsque je suis arrivé vers 9 heures à ce tabac-shop à côté de l’autoroute E19, j’ai d’abord été surpris de voir sur le parking une voiture Golf break noire immatriculée en France » raconte l’auteur des photos.

« Un policier se trouvait à bord du véhicule. Mais quand je suis entré dans le magasin, j’ai aperçu deux autres policiers français qui achetaient du tabac. Il y avait notamment deux seaux et au moins cinq fardes (cartouches) de cigarettes » rapporte DH.be.

Il apparaît par ailleurs, selon les informations du média que ces trois policiers n’étaient pas en Belgique dans le cadre de leurs fonctions. Ils auraient donc traversé expressément la frontière pour acheter ce tabac.

« Ils sont à ce moment-là considérés au même titre que n’importe quel autre citoyen qui ne respecte pas les règles de confinement » analyse un policier belge. « Une importante amende pourrait donc leur être infligée. Je ne connais pas ces policiers mais ils montrent en tout cas un très mauvais exemple … »

10 Avr 2020 | Trafic
 

La venta Berrouet, à cheval sur la frontière franco-espagnole à Sare (à 14 kilomètres de Saint-Jean-de-Luz, Pyrénées-Atlantiques), était la dernière « venta » (voir 19 mars) encore ouverte, ces derniers jours.

Sachant que l’entrée du magasin est en France alors que la surface de vente est en Espagne.

Cette opportunité pour les fumeurs du Pays basque français de continuer à acheter leur tabac, au tarif espagnol, a attiré une clientèle grandissante. Il fallait patienter trois quarts d’heure le week-end dernier pour pouvoir entrer dans le magasin. Lire la suite »

9 Avr 2020 | Profession
 

Gérard Vidal (président de la fédération des buralistes d’Occitanie et vice-président de la Confédération) était appelé à commenter, sur Sud Radio ce 7 avril, l’explosion des ventes dans les zones frontalières.

« … Ce que je dénonce depuis de nombreuses années, ça fait 20 ans que je me bats contre le marché parallèle. On voit bien aujourd’hui que lorsque les frontières sont fermées, les consommateurs de tabac se redirigent vers la France. Lire la suite »

8 Avr 2020 | Trafic
 

… et ce sont les autorités allemandes qui y ont mis fin.

En effet, la police allemande a fait fermer cette boutique située au bord d’une route frontalière et vendant du tabac moins cher à un attroupement permanent de clients venant d’en face, du côté français (voir 6 avril).

Ces derniers jours, l’attroupement avait pris une consistance telle que les règles élémentaires de protection sanitaire y étaient bafouées.

6 Avr 2020 | Profession
 

Scène insolite, pendant tout le week-end, sur la commune frontalière de Creutzwald, en Moselle.

Sur une route forestière et frontalière, un attroupement permanent de personnes, peu respectueuses des règles de confinement et de distanciation sociale : les voitures garées côté français et la longue queue, en face côté allemand, pour accéder finalement à un point de vente regorgeant de tabac moins cher.

Antoine Palumbo (président des buralistes de Moselle / voir 30 mars et 2 avril) se démène pour savoir ce qu’en pensent les autorités. Sans retour pour le moment.

5 Avr 2020 | Profession
 

« On a un petit problème de fiscalité, si j’ose dire » déclare Hervé Natali, responsable des relations territoriales de Seita (voir 2 février 2019), dans un reportage de France Bleu (3 avril) sur le boom des ventes de tabac dans les départements frontaliers.

« Il faudra quand même se poser, le moment venu, les bonnes questions et prendre des bonnes décisions ».

•• Pour étayer sa démonstration, Seita présente des chiffres éloquents depuis la fermeture provisoire des frontières :
• +33,5 % à la frontière avec l’Allemagne
• +18,3 % à la frontière avec la Suisse
• +23,4 % à la frontière avec l’Italie
• +18,3% à la frontière avec l’Espagne. Lire la suite »

5 Avr 2020 | Trafic
 

L’hélicoptère de la Sécurité civile de Perpignan est allé chercher un jeune homme, ce samedi 4 avril, sur les hauteurs montagneuses du Perthus, á la frontière franco-espagnole.

Le jeune Perpignanais voulait aller chercher, en voiture, des cigarettes de l’autre côté de la frontière. Mais il a été refoulé aux postes de contrôle. Il a décidé, alors, de passer à pied par un chemin de randonnée.

Mais il est tombé dans un ruisseau, puis dans des ronces et s’est perdu … il a fini par appeler les pompiers.

Rapidement localisé par les secours, il a été retrouvé épuisé et grelottant de froid. Hélitreuillé et évacué vers la base de la Sécurité civile à Perpignan, il devra s’acquitter d’une amende de 135 euros.

30 Mar 2020 | Profession
 

Avec la fermeture des frontières et les restrictions de déplacements, les fumeurs de l’Aisne ont dû changer leur fusil d’épaule. 

En effet, ils étaient nombreux à faire régulièrement le déplacement à Macquenoise (Belgique) pour faire le plein de tabac (voir 4 novembre et 14 mai 2019). Mais tous les commerces en question ont fermé depuis 8 à 10 jours. Au profit des buralistes français ? France 3 s’est posé la question.

•• Une buraliste du nord de l’Aisne semble à cran : « la question ne se pose même pas, c’est évident. On voit des clients qu’on ne voyait plus depuis 5, 6 ou même 8 ans ». Même si elle se refuse à chiffrer la hausse, elle ne voit pas cet afflux comme forcément une bonne nouvelle : « cela ne compense pas l’arrêt des autres activités ». Lire la suite »

26 Mar 2020 | Trafic
 

Les mesures de confinement liées au coronavirus empêchent désormais Français et Belges de se côtoyer (voir 24 mars) … Mais 20 minutes est parti vérifier …

Pour passer de Comines France à Comines Belgique, il suffit de franchir un pont. Et ce lundi, pas un policier à l’horizon pour contrôler les allées et venues. En fait, c’est inutile, puisque les commerces belges sont eux aussi fermés depuis une semaine. Y compris les fameux « tabacs aux prix cassés ».

•• À quelques kilomètres de là, entre Halluin (France) et Menin (Belgique), des policiers sont en poste à la frontière.

Comme les points de passage entre les deux pays sont nombreux, les agents de ces deux villes ont reçu des renforts. « Il y a encore pas mal de passage, mais les gens sont en règle. Nous n’en avons verbalisé que deux depuis ce matin » explique un agent.

•• Les petits malins vont ailleurs. Sur l’autoroute entre Tourcoing et Gand, on passe la frontière au niveau de Neuville-en-Ferrain. Là, les habitués le savent : il n’y a plus rien qui marque la séparation entre les deux pays et les policiers ne pouvant se mettre en travers de l’autoroute, il n’y a donc aucun contrôle.

Pas besoin de s’enfoncer très loin en territoire belge pour trouver une station-service dans laquelle on peut aussi acheter du tabac. « Rien qu’en une heure, j’ai déjà servi 8 Français qui ne venaient que pour des cigarettes » explique un employé. Au niveau des pompes, 3 voitures sur 4 sont immatriculées en France.

« Moi je suis Français et je travaille en Belgique, alors j’en profite pour ravitailler les amis. Tous les tabacs près de chez moi sont fermés » assure un client, deux cartouches en main. « C’est sûr qu’on voit moins de Français qu’avant, même s’il y en a encore beaucoup » poursuit le pompiste.

Pourtant, en cas de contrôle, l’infraction peut coûter cher. À l’image de ce Français qui est venu faire le plein de sa voiture en Belgique, et qui est reparti avec une amende de … 4 116 euros.