Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
12 Fév 2015 | Profession
 

PresseLe congrès de l’UNDP (Union nationale des Diffuseurs de presse) s’achève ce jeudi à Paris.
Le temps d’analyser cet extraordinaire rebond qu’a connu la diffusion de la presse imprimée, due aux circonstances tragiques de la tuerie à Charlie (voir Lmdt du 17 janvier). Sachant que le chiffre 2014 de volume de diffusion annonçait déjà une moindre dégradation par rapport à la période précédente : – 4,4% contre – 10,5% en 2013 (voir Lmdt du 20 août 2014).

« On a atteint des seuils de résistance et de nouveaux titres se lancent », a ainsi déclaré au Figaro du 11 février, Daniel Panetto, président de l’UNDP (Union nationale des Diffuseurs de presse).

En fait, on restera encore prudent. Mais force est de constater que les événements de janvier ont « boosté » la vente au numéro de toute la presse et que cet effet perdure jusqu’à maintenant pour certains titres. Comme si la force de l’événement avait permis au papier de reprendre une certaine place – en termes d’outil d’aide à la synthèse et à la réflexion – par rapport au flot continu et étourdissant du numérique. Sans renverser, toutefois, la tendance de fond.

Là où le bât blesse, c’est qu’il y a de moins en moins de points où la presse s’achète. 950 fermetures l’année dernière, soit 270 de plus qu’en 2013. Ce sont les magasins indépendants, se dédiant uniquement à la vente de journaux, qui sont les plus fragiles.

Rappelons que le réseau commerçant de diffusion de presse repose sur 17 600 magasins indépendants et 3 000 « enseignes » (Maison de la Presse, Mag Presse, kiosques et Relay) parmi lesquels 16 000 buralistes. Ce à quoi il faut ajouter 3 500 rayons en GMS (Grandes et Moyennes Surfaces).