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8 Août 2015 | Observatoire
 

So Foot Juillet 2015En ce week-end de redémarrage de la Ligue 1, une petite incursion dans le monde du football avec cet article étonnant du numéro « Spécial Johan Cruyff » de So Foot : « Jan Jongbloed, le buraliste volant ». Jan Jongbloed étant le gardien de l’équipe des Pays-Bas, emmenée par Johan Cruyff jusqu’ en finale de la Coupe du monde en 1974. Et son parcours est étonnant.

Sélectionné une fois dans l’équipe nationale en 1962 contre le Danemark, il tombe vite dans un anonymat de 12 ans. Il est seulement rappelé à l’aube du Mondial 1974, où le sélectionneur Rinus Michels le préfère au meilleur portier du pays, le gardien du PSV Eindhoven Jan van Beveren, suite à un conflit salarial.

« Une surprise pour tout le monde » relate So Foot. « Les Néerlandais découvrent alors un gardien au profil original, passionné avant tout de pêche, et qui ne possède    qu’ un contrat semi-professionnel ( avec le FC Amsterdam ), puisqu’a côté de son métier de footballeur, il est également gérant d’ un bureau de tabac (…)

« Lorsque le Mondial 1974 débute, Jongbloed, numéro 8 sur le dos (!) est parfois moqué pour sa dégaine et ses interventions maladroites. Pourtant force est de constater que le gardien ne va encaisser que trois buts sur l’ensemble de la compétition : un d’un coéquipier, et les deux buts en finale face à l’Allemagne, dont un penalty. Pas mal, pour un buraliste.

« Convaincu par ses propres prestations, Jongbloed décide, à 34 ans, de devenir enfin footballeur à part entière. Au terme du Mondial germanique, il met de côté le bureau de tabac et se concentre sur le football ». Ce qui l’amène à être le gardien titulaire des « Oranje » lors du Mondial 1978 en Argentine. « Il devient alors le deuxième gardien de l’histoire à disputer deux finales de Coupe du monde, aprés le Brésilien Gilmar (…)

« En 1981, à l’âge de 41 ans, il s’engage avec les Go Ahead Eagles, le quatrième club de sa carrière. Il y disputera 81 matchs. A 45 ans, il ne se voit toujours pas arrêter ». Deux épisodes tragiques vont en décider autrement. Son fils, également joueur, meurt sur le terrain foudroyé par la foudre en 1984. L’année suivante, il est lui-même victime, lors d’un entraînement, d’une crise cardiaque surmontée miraculeusement. « À son actif, 707 matchs du championnat hollandais,  » record qui n’a jamais été battu depuis (…)

« Celui que l’on surnomme « le buraliste volant » est ensuite devenu dénicheur de talents pour le Vitesse Arnhem, puis entraîneur adjoint jusqu’en 2010. Aux dernières nouvelles, il était conseiller technique du club amateur du Hellas Sport Zaandam. Et il n’aurait toujours pas revendu son bureau de tabac ».