Reportage de l’AFP sur l’ambiance de l’usine Seita de Carquefou au lendemain de l’annonce de la prochaine fermeture du site (voir Lemondedutabac du 15 avril).
Le directeur général, Sébastien Depierre, vient de confirmer de vive voix l’information annoncée la veille à Paris : « il y a un projet de fermeture de l’usine de Nantes, je comprends à quel point c’est un choc pour les salariés de l’usine, pour vous et pour vos familles ». Et de reprendre les explications : « le contexte est lié à un marché européen de plus en plus tendu avec des politiques santé de plus en plus draconiennes, avec des prix en augmentation importante ces dernières années ».
Des explications que réfute Michel Laboureur, secrétaire CGT du CCE : « sur 5 ans, on a distribué 2,6 milliards d’euros aux actionnaires, au niveau de Seita: vous pouvez me croire, ce site est rentable, faut pas qu’ils se foutent de nous, il n’y a aucune raison de fermer ce site (…) On se battra jusqu’au bout ».
Sébastien Depierre aborde le plan des semaines à venir : « on est au début d’un long processus, des mesures d’accompagnement seront discutées (…) : il y aura des mesures d’âge, il y aura des dispositifs de préretraite ou de retraite anticipée, des mesures de reclassement interne, de reclassement externe … est également prévue la recherche de repreneurs pour le site de Nantes et celui de Bergerac », a poursuivi Sébastien Depierre. Le processus de « Plan de sauvegarde de l’emploi » pourrait débuter le 20 juin avec un comité central d’entreprise exceptionnel et déboucher, quatre mois plus tard, sur des licenciements, d’après l’AFP.




