Dernière heure : les discussions se poursuivent avec la Direction générale : l’enjeu essentiel portant sur le paiement de trois jours de grève. Sur place, l’ambiance est calme. Deux gendarmes sont dans les lieux.
Sur i>TELE, Florian Philippot (FN) a déclaré « que ce n’était pas la bonne méthode, mais qu’il comprenait l’exaspération des salariés ». Les médias d’information continue évoquant, « en boucle », ce matin ce qu’ils appellent « la séquestration » de cinq cadres de l’usine Seita de Nantes (voir Lemondedutabac de ce matin et du 28 mai).
Trois éléments de contexte sont à rappeler :
. cette usine tournait, depuis quelque temps, à 50% de ses capacités ;
. le phénomène de « désindustrialisation » du secteur tabac, en Europe occidentale, s’est brusquement accéléré ce mois d’avril : avec l’annonce des fermetures programmées de l’usine Philip Morris International de Bergen-op-Zoom, en Hollande (1 230 salariés) ainsi que des usines Imperial Tobacco de Nantes-Carquefou (366 salariés) et de Nottingham (570 salariés) – voir Lemondedutabac des 4 et 15 avril – ;
. la principale cause de ces fermetures : la décroissance continue du marché du tabac en volume (- 50% depuis 2000, en volume), singulièrement accélérée par le développement du marché parallèle et de la contrebande.




