Selon la procédure, la fin du processus de négociation est prévue pour le 7 juillet (voir Lmdt des 7 mars, 16 février et 12 janvier). Ce lundi 24 avril, à Paris s’est tenu le troisième rendez-vous entre la direction et les représentants des salariés. Alors qu’à Riom, plusieurs d’entre eux ont manifesté.
Le matin, ils se sont rendus dans un champ de tabac, à Ménétrol, pour y planter… des croix. « Il y en a 239, comme le nombre d’emplois qui vont disparaître à Riom le 7 juillet ». Et l’après-midi, ils ont, sans toutefois bloquer l’usine, fait brûler des palettes et des pneus devant l’entrée. « On en a ras-le-bol ! C’est épuisant. Les négociations n’aboutissent pas, rien de concret n’en sort ».
Qui plus est au lendemain du premier tour de la présidentielle, où « leur » candidat a été éliminé : « On a voté à 90 % pour Jean-Luc Mélenchon », explique Ludovic Gotiaux, délégué CGT. Mais au second tour, ils se demandent bien qui ils vont choisir …
Frédéric Bonichon, président de l’intercommunalité « Riom, Limagne et Volcans », a annoncé, ce mercredi 26 avril dans La Montagne, ne pas participer au comité de pilotage avec les représentants de la direction de Seita prévue ce jeudi. « Depuis des semaines, Impérial Tobacco doit transmettre aux élus et à d’éventuels repreneurs une valorisation du site industriel de 22 hectares et 80.000 mètres carrés de bâtiments pour permettre d’envisager des suites à ce dossier quelle que soit l’activité, quel que soit le repreneur (…) Les financiers britanniques cherchent à faire une plus-value sur le dos des salariés et des acteurs locaux. Avec les coûts de dépollution, de désamiantage ou de restructuration, le seul prix qui vaille est l’euro symbolique » explique l’élu local.




