Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
15 Fév 2024 | Profession
 

Dans la nuit du 8 au 9 septembre 2014, en pleine négociation sur les primes de licenciement et les reclassements du personnel de lusine Seita à Carquefou (Loire-Atlantique) en cours de fermeture, la colère était montée dun cran …

Des salariés avaient vidé les derniers stocks de cigarettes et de filtres, puis allumé des feux. La direction de Seita, filiale d’Imperial Tobacco, avait parlé de « saccage » et avait porté plainte. Elle estimait que son préjudice était très important (voir 9 et 11 septembre 2014).

•• Un seul salarié a fait l’objet de poursuites dans cette affaire : un quadragénaire, qui a travaillé 14 ans à la Seita.

Selon Ouest France, l’entreprise avait mandaté un avocat, ce mercredi matin 7 février, au palais de justice de Nantes. « Il est important que la justice sanctionne ce genre de faits et consacre la Seita comme victime » explique Maître Charles Philip à l’issue de l’homologation de la peine. Par « apaisement », la partie civile na toutefois réclamé quun euro symbolique : « des années ont passé, il ne sagit pas de sacharner ».

•• L’ancien salarié a accepté les quatre mois de prison avec sursis proposés par le Procureur, lors d’une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité.

Le parquet de Nantes avait choisi cette procédure de « plaider-coupable » pour faire condamner cet homme de 42 ans … dix ans après les faits. L’avocat de la défense a, de son côté, obtenu que la condamnation ne figure pas au bulletin n°2 du casier judiciaire du prévenu.