Le recul du marché des cigarettes, annoncé par l’AFP ce lundi 22 avril (voir Lemondedutabac du 22 avril), a fait l’objet d’une reprise « fidèle » dans les médias de ce matin. A retenir plusieurs types de réactions.
Le quotidien Les Echos, qui qualifie le recul « d’historique », a recueilli les réactions de Pascal Montredon, président de la Confédération des buralistes, et de Bertrand Dautzenberg, président de l’Office français de Prévention du Tabagisme .
Pour le premier, « il serait faux de dire que la consommation recule. Les ventes dans les bureaux de tabac se tassent, mais les achats à l’étranger et la contrebande augmentent, et les achats sur Internet explosent. On est arrivé à un tel niveau de prix que toute hausse se traduit désormais par une baisse des revenus des buralistes. »
Le second se félicite : « Les hausses des années précédentes étaient inefficaces car trop modérées. Celle d’octobre 2012, qui s’est traduite par une augmentation de 40 centimes par paquet, a enfin permis de faire reculer la consommation ». Tout en déplorant que « malgré un début de rattrapage des prix, les roulées restent moins chères ».
RTL a illustré « la stratégie de contournement » des consommateurs à travers un reportage à Strasbourg : « On prend le pli de changer d’habitude, et notamment de marques … Mais au fond, on fume toujours autant » ; « Je fais une double économie en étant passé au tabac à rouler et en allant l’acheter en Allemagne » ; « Maintenant, quand je rentre dans un bus ou dans un magasin, j’éteins ma cigarette et je la rallume après … Ce n’est pas très bon mais je n’ai plus les moyens ». Un buraliste, situé en face de la gare, témoigne du choc de la dernière augmentation se traduisant par une baisse de 13% des ventes.
Bertrand Dautzenberg, interviewé dans le journal de 7h30, a demandé d’aller encore plus loin en juillet : « Nous voulons des augmentations d’au moins 40 centimes par paquet ».




