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17 Fév 2017 | Trafic
 

À NANTES …

Ils étaient placés sous surveillance policière depuis plusieurs semaines. Trois hommes âgés de 30 à 48 ans ont été interpellés, ce mardi 14 février, en flagrant délit de revente de cigarettes sur la place du Commerce à Nantes.

L’enquête devra le confirmer, mais apparemment, la marchandise provenait d’Algérie. Les trois vendeurs comparaîtront devant le tribunal correctionnel prochainement, pour vente à la sauvette en réunion.

Philippe Glory (président de la chambre syndicale des buralistes de Loire-Atlantique) rappelle que la part du marché parallèle du tabac est estimée à 23 % dans le département. « Mais, c’est une estimation. Les opérations « ramasse paquets » ne portent que sur la voirie publique et ne vont pas jusqu’aux poubelles des particuliers. Désormais, la façon de repérer les paquets du marché parallèle est plus facile puisque la France est le seul pays à avoir adopté le paquet neutre. Alors, dès qu’on voit une note de couleur … ».

 

À TOULOUSE : CONDAMNATION EXEMPLAIRE …

Le travail de sensibilisation – effectué auprès de toutes les institutions – par la fédération des buralistes de Midi-Pyrénées porte ses fruits. Y compris auprès des magistrats.

Ainsi, ce début de semaine, le tribunal correctionnel de Toulouse a condamné à deux mois ferme, avec maintien en détention, un vendeur à la sauvette du quartier Arnaud-Bernard, haut-lieu du marché illégal du tabac à Toulouse (voir Lmdt du 31 décembre).

Il faut dire que le prévenu a donné du sien, si l’on ose dire.

• « Le revoilà ! » s’est exclamé le procureur Chastenet en voyant entrer au tribunal, accompagné de son interprète, Abdallah, un demandeur d’asile algérien de 19 ans. Lequel avait été repéré, ce vendredi 10 février, par les caméras de vidéo-surveillance mises en place par la municipalité, au cœur d’un petit groupe de revendeurs de tabac place Arnaud-Bernard. Après avoir assisté sur écran à trois transactions, la police municipale était intervenue pour l’arrêter. Abdallah avait 19 paquets de cigarettes dans les poches.

• « Vous avez été condamné avec sursis, il n’y a même pas quinze jours, pour les mêmes faits ! » réagit, à son tour, Didier Suc, le président du tribunal, « alors, vous vendiez ou pas ? ». « Oui » répond le jeune homme, « je fais ça pour vivre, je me fais 10 euros pour m’acheter à manger ». Et son avocate, maître Jocelyne Momasso-Momasso de poser une question fondamentale : « est-ce que quelqu’un qui se livre à de la vente de cigarettes pour vivre est un délinquant ? »

Le tribunal a répondu avec fermeté.