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6 Avr 2017 | Profession
 

Quatre candidats à la présidentielle ou leurs représentants ont exposé, ce mercredi 5 avril, à l’hippodrome de Saint-Cloud leurs propositions pour relancer une filière équine en perte de vitesse depuis la hausse de la TVA et la baisse des recettes du PMU.

•• « Les déficits s’accumulent, vous êtes fortement concurrencés par d’autres », a introduit Édouard Ferrand au nom de Marine Le Pen, devant un parterre de près de 300 professionnels du secteur des courses, de l’élevage et du sport équestre.

« Le cheval est l’avenir des territoires ruraux », a estimé l’élu européen Front national, ajoutant qu’il « permet de lutter efficacement contre la désertification des campagnes ». « La TVA plombe vos finances et celles de vos clients » a-t-il jugé, annonçant la volonté de sa candidate de revenir sur la hausse à 20 % actée en 2014 en proposant un retour à 5,5 % et 10 % de TVA dès le 1er janvier 2018 « pour redonner de l’oxygène » à la filière.

•• Une proposition reprise, avec des nuances, par les trois autres prétendants à l’Élysée. François Fillon s’est dit « favorable à un taux de TVA réduit » et s’est engagé « à plaider en ce sens auprès des instances européennes ».

•• Même engagement du côté d’Emmanuel Macron, dont le représentant, le député européen Jean Arthuis, a assuré que sur ce point, « une fenêtre est en train de s’ouvrir » à Bruxelles.

•• Nicolas Dupont-Aignan a pour sa part promis de revenir à un taux réduit de TVA « dès le 1er janvier 2018 » et « d’harmoniser les paris hippiques pour rétablir le système ».

•• La concurrence croissante de la Française des jeux (FDJ) sur le PMU, que dénoncent les professionnels, doit se régler entre les acteurs de la filière eux-mêmes a jugé Jean Arthuis, mais avec l’objectif de « trouver un équilibre ».