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16 Août 2021 | Profession
 

La Belgique a mis en place, ce vendredi 13 août, le Covid Save Ticket, un « pass sanitaire » demandé (mais non obligatoire) pour les événements extérieurs de plus de 1 500 personnes …

Pas de quoi affecter la concurrence avec les cafés frontaliers côté français … Exemple à Hergnies (près de Valenciennes, Nord, voir 7 août). 

•• « On refuse des gens. Tous ceux qui n’ont pas le pass ou qui sont en attente. La Belgique est toute proche, et cela conjugué à la semaine du 15 août, on n’a presque personne » annonce, à La Voix du Nord, le patron d’un bar-tabac.

Sur le pass sanitaire, « je suis intransigeant. La semaine passée, j’ai eu trois contrôles de la gendarmerie. » Résultat : « regardez, on a trois clients » montre Valérie, serveuse. Elle-même le reconnaît, il est parfois plus simple d’aller en Belgique pour entrer dans un café : « je suis allée à Hon-Hergies, comme je n’ai pas de pass, on n’a pas pu boire un verre. On est allés en Belgique … »

•• Le buraliste français déplore les mesures récentes.  « Au premier confinement, avec la fermeture de la frontière, j’ai multiplié par trois mes ventes de tabac. » Au deuxième confinement, les fumeurs sont retournés en Belgique.

Encore plus avec le pass : « lundi, d’un coup, boum ! plus personne. C’est dur. Je suis le seul commerce à Hergnies, jamais de fermeture, on est ouvert toute l’année. On fait des animations à l’association Culture et Traditions, on est café-rando même si, avec le confinement, je n’ai pas vu de groupe depuis un an et demi, on fait presse, tabac, PMU, compte Nickel, colis, point vert du Crédit agricole. Autant de services qui font que quand je suis fermé, ça pose problème. C’est pour ça que je ne suis jamais fermé ».

•• Côté belge, on ne confirme pas. Sur la grande place de Peruwelz, explique une serveuse : « on a toujours beaucoup de clients français, surtout le samedi soir. Je ne saurai pas dire si nous en avons plus qu’avant. Ils demandent à chaque fois s’il faut un pass sanitaire. »

Du côté de Bonsecours, le constat est vite fait : entre les fermetures annuelles et les enseignes qui ont définitivement baissé le volet, les clients sont rares, qu’ils soient belges ou français.