Buraliste à Briec (Finistère) dans un établissement familial créé en 1905, Thierry Le Roy a confié son désarroi au quotidien Le Télégramme de ce 30 décembre avec la perspective de l’arrivée du paquet neutre en 2016 … Extraits. On en pensera ce que l’on veut, mais ce témoignage est significatif d’un certain état d’esprit chez les buralistes.
• « Le paquet neutre, ça va être un vrai casse-tête pour le rangement en réserve, mais le pire va être la mise en place sur les présentoirs … Or, nous avons plus de 300 références ».
• « Nous n’avions qu’à nous aligner sur l’Europe. Je ne comprends pas pourquoi la France n’a pas suivi ».
• Des répercussions sur son chiffre d’affaires ? « Sans doute », souffle-t-il.
• Pour lui, le tabac reste un produit d’appel. « On achète des cigarettes, on boit un verre ou un café, on s’offre des jeux de grattage ou l’on mise sur un cheval… ». Mais quid avec un linéaire tabac transformé en musée des horreurs ?
• Il n’est guère optimiste sur l’avenir de la profession : « est-ce qu’un café-tabac fera toujours vivre ses propriétaires ? ». Il ne donne pas son sentiment mais il y a fort à parier que ses enfants ne prendront pas sa suite. Son établissement, situé sur la Grand’Place, est dans la famille depuis 1905 : « on raconte qu’une aïeule aurait obtenu une licence pour vendre du tabac après avoir secouru un gendarme blessé lors d’une rixe sur la place ».
Si le débit de tabac venait à disparaître, « les autres commerces du bourg en pâtiraient … On deviendra une commune dortoir ».




