Buralistes à Bar-sur-Seine depuis plus de 18 ans, Monique et Alain développent une activité de bar et de brasserie (une trentaine de couverts le midi) qui marche « nous sommes dans le vignoble, c’est une richesse par rapport à d’autres régions ». Âgés respectivement de 62 et 61 ans, ils souhaitent passer la main. Ce qui n’est pas tâche aisée, comme en témoigne cet article de Libération Champagne du mercredi 17 août. Extraits.
« Le regard des futurs acquéreurs sur nos commerces a considérablement changé au fil du temps. Désormais, nos affaires sont mal vues ».
En cause, selon eux, le prix du tabac qui a bondi durant les vingt dernières années et l’arrivée du paquet neutre. « Bientôt, les clients auront à choisir sur un écran et opteront pour telle ou telle marque et nous, nous ne ferons que remplir des distributeurs. On ne verra plus rien ».
À cela, s’ajoutent le poids des charges et une évolution sociale défavorable, aussi bien à sa profession qu’à d’autres : « l’ouvrier qui venait auparavant au bistrot pour fumer, il est désormais ruiné par l’État. Et ce qui se passe dans notre activité a des répercussions sur les autres : ce même ouvrier ne peut plus acheter de pains au chocolat, ni aller au cinéma », estime le buraliste qui constate amèrement « nous ne sommes plus réellement des patrons ».
Reste à vendre. « Même si on voit mal comment, de nos jours, un jeune pourrait s’installer ».




