Vigoureuse et rapide protestation – dans un communiqué – de la Confédération des PME (CPME) suite à l’annonce du lancement par Chronopost d’un service de livraison le dimanche, dans 1 000 villes françaises, à partir de novembre (voir Lmdt du 22 septembre).
« Les commerçants de proximité subissent de plein fouet l’explosion de la fiscalité locale encore accentuée par la récente révision des charges locatives. À l’instar de celles portant sur l’accessibilité des personnes handicapées, les normes et les règles sont de plus en plus contraignantes.
« Dans le même temps, les géants du e-commerce échappent à toutes ces contraintes. La grogne monte chez les commerçants de proximité face à ce qu’ils considèrent comme des distorsions de concurrence couvertes, et parfois même encouragées, par les pouvoirs publics qui acceptent, par exemple, que ces multinationales soient en pratique quasiment exonérées d’impôts sur les sociétés.
« Dans ce contexte, l’annonce par Chronopost de la mise en place de livraisons de colis le dimanche, à la demande notamment d’Amazon (…), est la goutte d’eau qui risque de faire déborder le vase. La loi régule l’ouverture dominicale des commerces et elle doit s’appliquer à tous. Amazon ne peut s’en affranchir avec la complicité de Chronopost.
« À cet égard, la CPME souhaite que la Poste et sa filiale Chronopost (…) respectent leurs obligations légales qui sont les leurs en matière d’aménagement du territoire.
Se désengager progressivement des Points Poste, si utiles aux commerçants à travers toute la France et en particulier en zones rurales, tout en faisant la courte échelle aux géants du e-commerce n’est pas admissible. »




