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25 Sep 2017 | Observatoire
 

Près d’un décès sur cinq dans le monde serait lié à une mauvaise alimentation, selon un panorama 2016 de la santé mondiale, publié le 15 septembre dans la revue Lancet.

C’est l’une des conclusions marquantes d’une étude annuelle, financée par la Fondation Bill & Melinda Gates et coordonnée par l’Institut de mesure et d’évaluation de la santé (IHME) de l’Université de Washington, à Seattle.

•• Globalement, « les gens vivent plus longtemps », souligne le Dr Christopher Murray, directeur de cet institut.

En près d’un demi-siècle, l’espérance de vie mondiale à la naissance pour les deux sexes, a augmenté de 14 ans. De 58,4 en 1970 à 72,5 ans en 2016, selon l’étude, qui rassemble les données de 195 pays et territoires.

•• Sur les 54,7 millions de décès constatés – et considérés dans la logique de l’étude comme prématurés – en 2016 dans le monde, 72 % sont causés par des maladies non transmissibles, comme les affections cardiovasculaires ou le diabète, souvent liées au mode de vie (alimentation, activité physique, tabac, alcool, etc.).

À lui seul, le tabac est responsable d’un peu plus de 7 millions de décès dans le monde.

•• La mauvaise alimentation –  en particulier celle, pauvre en céréales complètes, fruits et légumes, noix ou poissons, et celle, trop salée – est, quant à elle, associée à un peu plus de 10 millions de décès mondiaux (18,8 %).

Parmi toutes les formes de malnutrition, les mauvaises habitudes alimentaires représentent le principal risque de mortalité, précisent les auteurs de cette étude. Une glycémie et une pression artérielle élevées, l’obésité et un excès de cholestérol sanguin font partie des dix principaux facteurs de risque de décès chez les hommes et les femmes dans le monde (voir aussi Lmdt du 4 octobre 2016).

•• « En dépit des progrès, nous sommes confrontés à une triade de problèmes :  l’obésité, les conflits et les maladies mentales, toxicomanie comprise, qui freinent de nombreuses nations et communautés », déclare le docteur Murray.

En 2016, il y avait 1,1 milliard de personnes souffrant de troubles mentaux et de toxicomanie. Les troubles dépressifs majeurs se rangeant ainsi parmi les dix principales causes de maladies de quasiment tous les pays.