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16 Fév 2014 | Observatoire
 

Chenille nicotineLes chenilles emploient différentes stratégies pour se protéger de leurs ennemis : camouflage, poils piquants, substances toxiques. Des scientifiques viennent de découvrir que les larves du futur papillon – dénommé  « Sphinx du tabac » (n’existant que sur le continent nord-americain) – pouvaient transformer la nicotine, ingérée en mangeant des feuilles de tabac, pour … la transformer en haleine fétide et repoussante.

Des scientifiques du Max Planck Institute for Chemical Ecology viennent de découvrir ce mécanisme de protection encore insoupçonné. C’est grâce à un enzyme (cytochrome P450) que la nicotine ingérée est transportée de l’intestin jusque dans le sang des chenilles, puis exhalée, en petites fractions, par leur organe nasal. Il en ressort une odeur fonctionnant à la fois comme « signal » anti-araignée et comme « repoussoir ».

Ce qui a d’autant surpris les scientifiques : la nicotine, dans la plante hôte, est trop toxique pour que les chenilles puissent normalement la stocker. Celles-ci ont donc la double capacité de ne recycler qu’une quantité minuscule de toxine, pour leurs propres besoins défensifs, et d’éliminer le plus gros.