Les trois revendeurs à la sauvette de la place du Commerce – en plein cœur du centre-ville commerçant de Nantes – devraient passer ces jours-ci en comparution immédiate devant le tribunal (voir Lmdt du 17 février).
Dans une interview à France Bleu Loire Océan, Philippe Glory (président de la chambre syndicale des buralistes de Loire-Atlantique) revient sur les spécificités d’approvisionnement du marché parallèle dans le département.
« Il y a le transport par la route, c’est ce que les douanes récupèrent de temps en temps sur les différents péages.
« Cela passe aussi par les ports, comme Saint-Nazaire, qui voit transiter pas mal de bateaux. Mais, le milieu fermé des dockers ne permet pas aux douaniers d’y accéder facilement.
« Et ça peut être par voie aérienne, via l’aéroport international de Nantes.
« On n’a pas de trafiquants professionnels comme on en voit à Roissy ou à Orly. Ce serait plutôt des gens qui reviennent officiellement de vacances. Mais avec certaines quantités. À chaque rentrée, comme partout en France, on note une chute des ventes de tabac dans le réseau officiel.
« Puis, cela transite par les cités Malakoff ou de la Bottière. Et la plaque tournante de la revente à la sauvette va être la place du Commerce … ».




