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22 Fév 2017 | Trafic
 

Des importations illégales de tabac, le tribunal correctionnel de Senlis en voit passer régulièrement. L’an passé, près de 1 tonne a été interceptée par les douaniers picards, contre 650 kilos cinq ans plus tôt.

Longtemps concentrée sur la contrefaçon et le trafic de stupéfiants, la Douane a vu le trafic de tabac prendre de l’ampleur dans l’Oise, et plus spécifiquement sur l’A1, l’autoroute la plus fréquentée d’Europe.

« C’est une de nos priorités », explique un douanier dans Le Parisien du jour d’augmentation du prix du tabac à rouler (voir Lmdt du 19 février) « en 2015, une année exceptionnelle, nous avions par exemple saisi plus de 5 tonnes de tabac dans l’ensemble de la juridiction ».

• Il y a d’abord les « touristes fiscaux », souvent des particuliers qui rapportent du tabac de pays à la fiscalité plus avantageuse, comme le Luxembourg ou la Belgique : « les contrôles sont nombreux, sur la route mais aussi à l’aéroport de Beauvais », précise la Douane.

• Comme pour les stupéfiants, « il existe des réseaux d’importation », note Amélie Cladière, la procureure de Senlis. « Cela concerne les cigarettes, mais aussi le tabac à narguilé », précisent les services de la Douane, « la destination finale est souvent le grand bassin parisien, dont Creil ». Un trafic lucratif et qui permet « de grosses marges », admet Amélie Cladière (voir Lmdt du 16 avril 2015). L’autre avantage du tabac à narguilé, c’est la facilité à l’écouler. À la sauvette, mais aussi dans les bars à chichas, selon la Douane. « Nous avons déjà fait une saisie importante il y a quelques mois dans un bar à chicha de l’Oise », confirme Amélie Cladière (voir Lmdt du 2 février 2016).

Des « infractions connexes », fiscales, qui ne sont pas toujours simples à établir pour les douanes. Comme dans le trafic de stupéfiants, il est souvent difficile de remonter jusqu’au commanditaire du trafic La loi du silence persiste et les policiers et douaniers peinent à faire parler « les mules ».

Il faut dire que les peines encourues sont nettement moins dissuasives que pour le trafic de stupéfiants, rappelle Le Parisien : jusqu’à dix années de prison pour de la drogue, contre trois ans maximum pour du tabac.

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