Si d’aucun doutait de la forte mobilisation des buralistes, il suffisait de se rendre devant certaines préfectures, cette nuit du lundi 7 au mardi 8 septembre : Toulouse, Agen, Tulle, Albi, Limoges, Béziers, Valence, Cahors, etc.
Du soir au matin, ils ont veillé dans un défi de protestation. Certains en y installant un « débit neutre » éphémère. Comme à Toulouse (notre photo).
Si d’aucun sous-estimait leur détermination, il suffisait de parcourir les voies d’accès à certaines métropoles : affichages de grands panneaux ; « décorations » de radars ou permanences ; préparation d’opérations escargot.
Tout cela exprime une opposition totale au paquet neutre : mesure qu’on cherche à leur imposer alors qu’aucun pays limitrophe n’a l’intention d’adopter la même mesure, dans un contexte dominé par un marché parallèle représentant le quart de la consommation de tabac. Et alors qu’aucune preuve décisive de l’efficacité de cette disposition n’est avancée en termes de santé publique.
Tout cela exprime une rage de ne pas se sentir accompagné dans la nécessaire évolution de ce commerce de proximité. Dans un message adressé aux présidents de chambres syndicales des buralistes – ce lundi 7 septembre – Pascal Montredon assure : « nous montrons encore une fois que l’unité syndicale n’est pas un vain mot chez les buralistes. Car c’est bien ce qui guide notre lutte : écrire un avenir aux buralistes d’aujourd’hui comme de demain ».




