Une forte augmentation pour le début 2018 (voir Lmdt des 29 et 31 août) ne suffirait-elle pas ?
•• Dans son édition de ce vendredi 1er septembre, Les Échos indique : « Selon nos informations, le Gouvernement envisage d’initier une légère hausse des prix du tabac avant le vote des textes budgétaires de l’automne. Pas besoin d’une loi en effet pour relever le minimum de perception (voir Lmdt des 3 février et 10 mars), ce garde-fou fiscal qui permet de lutter contre la guerre des prix : une décision réglementaire suffit, qui pourrait intervenir dès septembre en vue d’une application en novembre-décembre.
•• « Le niveau actuel du minimum signifie que tous les paquets de cigarettes sont au moins taxés sur la base d’un prix de 6,60 euros. Certains fabricants vendent des paquets à 6,50 ou 6,40 euros, mais ils sont taxés sur 6,60 euros.
•• « En mars, le Gouvernement précédent a déjà relevé le minimum de perception sur les cigarettes et le tabac à rouler (voir Lmdt des 3 février et 10 mars), et contraint les fabricants à soumettre de nouveaux prix à homologation. Cette mesure corrective avait été décidée pour remettre dans le droit chemin les industriels qui, au lieu de remonter leurs prix suite à la fiscalité du tabac décidée fin 2016, avaient maintenu des références trop bon marché.
•• « Le prochain relèvement du minimum de perception serait une façon de prévenir les industriels qu’il n’y aurait pas d’échappatoire.
« Car le Gouvernement va faire voter pour 2018 un relèvement des droits d’accises. Le Premier ministre veut en effet faire passer le prix du paquet de 7 euros à 10 euros avant la fin du quinquennat, un effort sans précédent (…)
« Le calendrier des augmentations n’a pas encore été arrêté, mais l’hypothèse d’un mouvement en trois ans prend corps (…)
•• « Il est plausible que le Gouvernement frappe un grand coup en janvier, avec une hausse symbolique de 1 euro pour 2018, puis qu’il attende un peu avant d’appliquer des hausses un peu moins violentes, par exemple 50 centimes. D’autres scénarios sont à l’étude.
•• Au Gouvernement, on souligne que le paquet à 10 euros est une mesure de santé publique, et non de rendement. Le gain fiscal pour 2018 sera peut-être très inférieur aux 500 millions d’euros avancés avant l’été, à cause de la chute des ventes (voir Lmdt du 13 juillet).




