Peu de déclarations officielles fortes, encore moins de plans d’urgence … Alors que les pouvoirs publics ne semblent guère s’émouvoir, plus que convenu, de la persistance d’un marché parallèle du tabac à 22,6% (voir Lemondedutabac des 17 et 19 novembre), on peut légitimement se poser des questions sur les conséquences de cette « économie de la débrouille » que la crise impose dans les mœurs et modes de consommation.
Les responsables de l’Umih (Union des Métiers et des Industries de l’Hôtellerie) évaluent à 100 000 nuitées par an le nombre de chambres, louées de particuliers à particuliers, en Ile-de-France. Pas moins de 400 sites se livrant à ce petit jeu de l’hôtellerie parallèle.
Même concurrence sauvage dans d’autres secteurs : la restauration avec les repas « associatifs » ; l’artisanat et le black à tous les étages ; les taxis et les chauffeurs privés en maraude, etc. Autant de dérives tolérées par une administration débordée et des politiques prêts à tout pour la paix sociale.
Et que se passera-t-il quand toutes ces professions seront définitivement mises à mal, dans leurs structures et leurs savoir- faire, sous les assauts de cette concurrence débridée et sauvage ?
Au-delà des préoccupations de santé publique, dénoncer le marché parallèle du tabac, c’est défendre une certaine idée du professionnalisme. Une certaine idée de l’Etat de droit.




