Les buralistes français vont lancer d’ici à la fin de l’année leur propre marque de cigarettes dans le but de lutter contre le marché parallèle, de la revente en dehors des bureaux de tabac, seuls habilités à le faire en France, comme l’affirme l’AFP dans une dépêche que nous reproduisons ci-dessous.
•• « Avec notre marque LCB (la cigarette du buraliste), nous voulons crier notre ras-le-bol contre le marché parallèle qui est un réel fléau car il s’élève à 30% de la consommation en France », a expliqué à l’AFP Pascal Montredon, président de la confédération des buralistes, confirmant des informations de presse (voir Lmdt du 28 mars et de ce jour).
« Ce que l’on cherche, c’est sensibiliser le gouvernement, les candidats à l’élection présidentielle et l’opinion publique. Acheter des cigarettes dans les pays frontaliers, sur internet ou encore dans des épiceries de nuit, non, ce n’est pas normal, il faut y remédier », a-t-il lancé.
•• Le ministère de la Santé et le secrétariat d’État au Budget ont homologué quatre références de LCB. La marque a été déposée, la vente de LCB devrait avoir lieu « d’ici la fin de l’année » et uniquement en France, espère M. Montredon. Le prix a été fixé à 6,60 euros, soit 10 centimes de plus que les paquets les moins chers.
•• Ces nouvelles cigarettes seront fabriquées « en Bulgarie par l’entreprise KT International. Mais nous avons demandé à ce qu’il y ait dans la fabrication une partie de tabac français », a assuré le président de la confédération.
« Il n’y a absolument aucune usine en France qui puisse fabriquer le tabac. Il n’y en a plus », a expliqué Pascal Montredon. « La dernière qui restait, à savoir l’usine de Seita à Riom, dans le Puy-de-Dôme, vient de fermer ».
•• Les cigarettes de la marque LCB seront commercialisées dans les bureaux de tabac qui le souhaitent. « À ce stade, nous ne nous fixons pas d’objectif concernant le nombre de bureaux de tabac visés », a précisé M. Montredon.




