Cette déclaration est attribuée, dans Le Figaro de ce jour, au président de l’Office français de Prévention du Tabagisme, suite à la publication du bilan 2012 de l’Observatoire français des Drogues et des Toxicomanies (OFDT).
Concernant le marché du tabac, ce bilan reprend les chiffres d’Altadis : -3,4% en volumes (-4,9% pour les cigarettes). L’Observatoire attribuant cette évolution aux augmentations du 17 octobre 2011 et, surtout, du 1er octobre 2012. De fait, on peut ajouter que depuis cette dernière augmentation des prix, le marché des cigarettes accentue son tassement (à -6 %).
Prudemment, l’OFDT n’en déduit pas une baisse de la consommation, faute de réelle estimation des achats frontaliers (et du marché parallèle) sur la même époque. Mais la reconnaissance par cet organisme d’un relatif décrochage du marché – et sa prudence à ne pas en conclure une baisse correspondante de la consommation – ne vont pas manquer de relancer la polémique sur l’opportunité de la hausse des prix au 1er juillet, du côté des buralistes.
D’autres chiffres de ce bilan ne sont pas sans intérêt et confirment la pertinence d’un vrai travail de fond sur le sevrage tabagique : la hausse des ventes de traitements (+6,7%), alors qu’aucun nouveau produit n’a fait l’objet de lancement publicitaire tapageur. Avec un bond en avant des substituts nicotiniques : +10,3%. Des chiffres dont feraient bien de s’inspirer les partisans de l’empilage accéléré de mesures anti-tabac médiatiques mais à l’efficacité non prouvée.




