La crise financière de 2008 a frappé l’Islande de façon spectaculaire : en quelques semaines seulement, le système bancaire s’est totalement effondré, le cours de la monnaie a plongé de 50 %, tandis sur la dette des ménages et le chômage se sont envolés. Cet effondrement brutal a amené une chercheuse d’une école de commerce de Copenhague (Danemark) – d’origine islandaise – à étudier les conséquences du stress ainsi généré sur les femmes enceintes et sur la santé des nouveau-nés.
D’après les résultats, publiés sur un site de vulgarisation économique VoxEU.org et relayés par lemonde.fr de ce lundi 28 mars, les nouveau-nés après la crise pesaient en moyenne 66 grammes de moins et étaient plus nombreux à peser moins de 2,5 kilos tandis que les bébés de plus de 4 kilos se sont faits plus rares. Cette perte de poids correspond peu ou prou aux dommages provoqués par le tabagisme de la mère, fait remarquer la chercheuse, Arna Vardardottir.
Laquelle s’inquiète de la persistance des secousses financières dans les pays développés et de l’impact qu’elles auront, à long terme, sur la santé des populations et les systèmes sociaux.




