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13 Oct 2015 | Profession
 

Buraliste MontaubanÀ quelques heures du procès des auteurs de son quatrième vol à main armé (voir Lmdt des 23 et 21 janvier) et à la veille de la signature de la vente son établissement, Annie Galamé, buraliste à Montauban depuis 19 ans ans, s’est confiée à La Dépêche du Midi de ce lundi 12 octobre.

Elle n’a jamais jeté l’éponge face à l’adversité, mais le dernier braquage a été la « goutte d’eau qui a fait déborder le vase ».

Ce 21 janvier, deux jeunes hommes de 20 ans, après une nuit bien arrosée, avaient attaqué le tabac-presse à l’ouverture selon un scénario bien prémédité : l’un tenant en respect les personnes présentes, l’autre se chargeant de la caisse et des cigarettes. Mais Annie Galamé, l’arme (factice) pointée sur son visage, jette un paquet de journaux sur son agresseur qui, furieux, lui assène des coups de crosse. Alors qu’elle se trouve K O, le complice sort son couteau à cran d’arrêt pour menacer une amie présente sur les lieux et enfourne dans son sac argent et cigarettes. À sa sortie, ce dernier est stoppé par des commerçants voisins. Le deuxième sera arrêté quelques heures plus tard.

Extraits …

• « Ce jour-là, j’ai eu l’impression que le sort s’acharnait sur moi… Même si après cinq attaques à la voiture bélier et trois hold-up en quinze ans d’activité, j’ai une certaine expérience. On le sait que notre métier est à risque : il n’y a pas très longtemps, j’ai un gars qui est entré masqué pour me demander un téléphone en me menaçant avec un couteau … »

• Face à ce genre d’agressions, « ça a été très dur au début que je tenais mon activité. Lorsqu’on est une femme seule à la tête d’un tel commerce, on peut prendre peur. Il m’est arrivé d’avoir une crise d’angoisse et de baisser le rideau avant l’heure » (…). Mais, « il était hors de question que je me laisse faire et que je me fasse rançonner ce que j’ai gagné à la sueur de mon front par deux « merdeux ». La seule fois où j’ai laissé faire, c’est pour mon premier vol à main armée, lorsqu’ils ont mis un couteau sous la gorge de mon employée ».

• Par rapport au procès, « je demande justice d’autant que c’est une première puisque ce sont les seuls qui ont été arrêtés sur mes trois hold-up. Je dois d’ailleurs remercier pour cela mes voisins commerçants et plus particulièrement le boulanger et le garagiste qui sont intervenus pour stopper l’un des deux braqueurs. Mais je dois dire que ce qui m’irrite beaucoup c’est de voir que l’on trouve toujours un tas d’excuses à ces individus notamment que c’est la première fois qu’ils faisaient un VAMA… Je ne le supporte pas. Et la victime, son traumatisme, on y pense ? ».