Les zones de petits commerces sont, toujours et encore, dans la ligne de mire de braqueurs isolés ou cambrioleurs à la recherche de « proie facile ». Mais, certains n’hésitent plus à utiliser les grands moyens … Comme ces malfaiteurs qui ont utilisé un chariot élévateur, volé à proximité, pour pénétrer dans le tabac-presse du centre commercial Leclerc à Provins, dans la nuit du jeudi 25 avril, 24 heures après une attaque à la voiture-bélier dans le même département (voir Lemondedutabac du 24 avril). A Provins, ils sont repartis avec vingt cartons de cigarettes.
• Samedi matin, le 20 avril, peu avant 9 heures, la gérante d’un bar-tabac du Mans, installé au pied d’un immeuble aux côtés d’autres petites enseignes, a du remettre sa caisse contenant 200 à 300 euros sous la menace d’une arme pointée sur sa tempe. Elle se trouvait seule à ce moment-là, son mari s’étant absenté. Ce qui a laissé le temps à l’agresseur masqué de repartir à pied.
Le même jour, une buraliste de Aillevillers-et-Lyaumont (Haute-Saône) a, en revanche, riposté à son adversaire qui la menaçait d’un couteau pour s’emparer de la caisse … en l’aspergeant de gaz lacrymogène. Ce qui a provoqué sa fuite immédiate, dans le véhicule qui l’attendait.
• A Saint-Herblain, lundi 22 au soir, un buraliste s’apprête à déposer sa recette à la banque quand deux hommes surgissent et l’aspergent de gaz lacrymogène. Le commerçant ne voulant pas lâcher ses deux sacoches, il reçoit une violent coup de barre de fer. Il va même poursuivre la voiture avec laquelle s’envolent les agresseurs et sa recette, ne parvenant qu’à briser la vitre arrière … La voiture sera retrouvée brûlée peu après.
• A Besançon, le mardi 23 avril, un tabac-presse subit son troisième braquage en deux ans.
• A La Cure (petit village de l’Ain à la frontière suisse), dans la nuit de mardi à mercredi, c’est la 9ème fois en dix mois que le tabac se fait cambrioler en pleine nuit avec, pour dernière prise, 80 cartouches de cigarettes.




