Les buralistes remontent au créneau, en Haute-Garonne comme dans l’Hexagone, contre un double phénomène qui, pour eux, est lié : une nouvelle hausse éventuelle du prix des cigarettes et un trafic qui ne cesse de se développer (voir 29 janvier).
Aujourd’hui, en France, le paquet varie entre 11,30 euros et 13 euros. « Alors qu’il est de 5 euros en Andorre et de 6 euros en Espagne » pour le paquet le plus cher, précise dans La Dépêche du Midi, Philippe Pailhé, président de la fédération des buralistes de la Haute-Garonne.
« Le Gouvernement affiche une volonté louable : réduire la consommation de tabac en augmentant les prix. Mais cette stratégie, isolée et déconnectée, produit un effet inverse. Les hausses de prix déplacent les consommateurs vers le marché illégal. En 2023, 43 % du tabac consommé en France provenait du marché parallèle. À ce rythme, nous atteindrons 50 % fin 2025. » Corollaire : la baisse du marché légal. « -13 % entre novembre 2024 et novembre 2023 en Haute-Garonne » déplore Philippe Pailhé.
Les buralistes veulent s’adresser à l’opinion publique. À Toulouse, lundi 3 février, trois vélos-cargos sillonneront la ville pendant que la fédération s’adressera aux médias. Elle demande notamment à l’État un « plan d’urgence contre les trafics ».




