Ouvert en 2016, un tabac-presse à Enchenberg (1 210 habitants, 27 kilomètres de Sarreguemines, Moselle), a su s’adapter pour faire face aux défis des commerces de proximité. Et ce, en diversifiant son offre et en proposant des produits locaux de qualité. La recette semble fonctionner avec plusieurs centaines de passages par jour. Explications dans Le Républicain Lorrain.
Ce commerce de proximité, qui a vu le jour en 2016, a en effet plus d’un tour dans son sac. Il fait également office de PMU, presse, jeux. Et propose ses services de pressing et cordonnerie, ainsi que des produits d’épiceries traditionnelle et fine, des produits cosmétiques, et des arrangements cadeau … Si bien que l’établissement est entré dans le guide Gault et Millau « Escapades gourmandes » en 2022.
•• « Les clients nous disent que chez nous, on trouve de tout ! », sourit Claudia Schmitt, la buraliste. L’ancienne libraire, puis commerciale dans l’édition, originaire du village, confie avoir « toujours été attirée par le commerce de proximité ! J’ai eu l’idée de rédiger un questionnaire d’intérêt et d’interroger la population de la commune sur ses besoins … », explique celle qui a également créé sa propre marque de bougies naturelles en cire de soja, il y a onze ans. « Je pense qu’il est important de constamment rester à l’écoute de notre clientèle, de proposer de nouvelles choses. S’adapter est un impératif ! ».
Un habitant s’y rend presque tous les jours. Il y trouve des produits qu’il apprécie, « comme de la confiture, de la charcuterie, du miel… Je recherche essentiellement de bons produits locaux ! », sourit-il. « Je viens aussi ici pour la presse, les jeux et le contact avec le commerçant. » Ce dimanche matin, il est conseillé sur le café.
•• « C’est l’éventail de nos activités qui explique cela… La moitié de notre activité, c’est le bureau de tabac, et l’autre moitié les jeux et l’épicerie … », révèle Claudia Schmitt., entourée uniquement de proches.
Et d’ajouter : « Je peux comprendre les difficultés que rencontrent certains petits commerces. Mais personnellement, je ne souffre pas des grandes chaînes car je ne propose pas les mêmes produits… Je travaille avec des artisans et producteurs locaux. Bien entendu, le prix des cigarettes à la frontière allemande et la baisse du pouvoir d’achat des Français m’impactent comme tout le monde … ». (Voir 25 juin 2024).




