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5 Juin 2012 | Associations
 

Dans Le Figaro de ce mardi 5 juin, Angélique Négroni dresse le portrait de Droit des Non Fumeurs, « l’association qui s’est imposée sur le terrain médiatique grâce à quelques bons dossiers » et de son président, Gérard Audureau.

Comment une association « à ranger dans la catégorie poids plume dans le monde associatif » (trois salariés et un budget de 200 000 euros par an alloué par la Direction générale de la santé) est-elle parvenue à devenir le vaisseau amiral de la lutte anti-tabac la plus radicale ?

Le point fort de DNF serait d’abord, selon l’article, « son réseau, via leur site sur le Net. L’association y reçoit nombre d’informations d’adhérents de toute la France qui signalent un dérapage ».

Mais le véritable atout maître serait « le dynamisme et la maîtrise de soi » du président. Gérard Audureau, 71 ans, est un ancien fumeur (« un paquet de Gitanes sans filtre par jour jusqu’à 38 ans ») qui démarre son combat en 1999 et prend la présidence de DNF en 2001, avec un objectif : «l’Etat ne contrôlant rien, il suppléera à ses carences. Ce qui n’est sans doute pas pour déplaire aux pouvoirs publics. L’association fait ce que leurs agents ne font pas, avec en prime, un retentissement médiatique» explique Angélique Négroni.

Gérard Audureau avancerait avec deux solides alliés : le vice-président de l’agence communication BDDP & Fils, Marco de La Fuente, qui multiplie gratuitement les campagnes chocs pour l’association et Pierre Mairat, avocat du Mrap et de DNF depuis douze ans.

L’arme principale, c’est d’abord la bataille judiciaire pour faire respecter la loi. Toute velléité d’introduire des images valorisantes de la cigarette dans les magazines ou sur les écrans de télévision est sous haute surveillance. Dans la rue, « les redresseurs de tort (de DNF) épinglent les lieux où la cigarette se consume toujours. Chaque année, ils adressent des centaines de lettres de rappel à la loi, parviennent à 400 accords amiables et sont à l’origine d’une vingtaine de procès ».

Ce sont aussi les procès à retentissement médiatique, comme actuellement, le feuilleton judiciaire contre les terrasses parisiennes (voir Lemondedutabac du 11 mai) et le procès contre l’Amateur de Cigare (voir Lemondedutabac du 10 avril). Pourtant, Gérard Audureau dénonce une dérive préjudiciable financièrement : « Avant, on obtenait des dommages et intérêts significatifs. Aujourd’hui, c’est l’euro symbolique. Il y a eu des consignes ».