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23 Juil 2012 | Observatoire
 

Les « sujets d’été » commencent à fleurir dans les médias. Notamment le développement des bars à chicha, avec son florilège d’établissements dédiés.

Ainsi, le quotidien La Provence, du  22 juillet, consacre un article sur l’expansion du phénomène à Marseille qui compte désormais une cinquantaine de lieux officiellement et exclusivement destinés à la consommation de chicha. Et désormais, sur la plage, il n’est pas rare d’apercevoir des petits salons improvisés sur les serviettes … plus ou moins appréciés par les voisins.

Ce phénomène compte des adeptes de plus en plus jeunes, constate l’article. Mais au-delà, la multiplication des salons à narguilé vient surtout de leur habileté à contourner la réglementation  en s’organisant en association.

Ce développement ne laisse pas indifférents les addictologues. Ainsi, sur le site du Nouvelobs.com, le Dr Lemoine s’inquiète « de la percée impressionnante de la chicha en France. En deux ans, chez les Parisiens, 53% des moins de 16 ans et 75% des moins de 19 ans l’ont essayée au moins une fois. 30 % la fument régulièrement dont 7% d’étudiants ».

Selon lui, l’image d’un fumeur de chicha est apaisante, et dans le concert de diabolisation du tabac, elle semble un recours chic et peut-être plus sain que la cigarette. « C’est le contraire » explique le spécialiste, « une bouffée de chicha représente le même danger qu’une cigarette et lorsque l’on sait qu’en une heure, un fumeur aspire en moyenne 40 fois, c’est l’équivalent de 2 paquets de cigarettes qui vont dans les poumons ». Il insiste aussi sur la puissance de l’inhalation (un litre de fumée = une cigarette) et sur la forte présence de mélasse donnant naissance à des particules pouvant être nuisibles.

« La chicha, c’est seize fois moins de nicotine, donc moins de dépendance certes, mais beaucoup, beaucoup plus de cancers et de maladies de cœur le Dr Lemoine.