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29 Jan 2025 | Profession
 

La Fédération des buralistes du Gard appelle à une mobilisation, le lundi 3 février à 11h30, à Nîmes pour dénoncer la vente massive de tabac illicite dans le Gard et en France. Un appel relayé par plusieurs fédérations régionales des buralistes. 

« Nous sommes face à un paradoxe flagrant, un système à revoir. Le gouvernement affiche une volonté louable : réduire la consommation de tabac en augmentant les prix. Mais cette stratégie, isolée et déconnectée de la réalité du terrain, produit un effet inverse.

« Les hausses de prix ne diminuent pas la consommation globale. Elles déplacent simplement les consommateurs vers le marché illégal, où le tabac est vendu en tous lieux à des prix bien inférieurs, sans aucun contrôle ni taxation » explique, à Objectif Gard, Ghislaine Mazoyer, présidente des buralistes du Gard (voir 29 avril 2024).

« En 2023, 40 % du tabac consommé en France provenait du marché parallèle, privant l’État de plusieurs milliards d’euros de recettes fiscales et favorisant les réseaux criminels. À ce rythme, nous atteindrons 50 % à la fin de l’année 2025. Les buralistes, qui jouent un rôle clé dans le contrôle de la vente de tabac, voient leurs ventes chuter drastiquement (-11,5 % en 2024), tandis que le marché illicite continue de prospérer » rappelle la fédération.

« Et demande des mesures urgentes et concrètes : un plan national d’urgence contre les trafics de tabac de la part des pouvoirs publics, associant les ministères des Comptes publics, de la Santé, de l’Intérieur et de la Justice et des moyens renforcés pour lutter contre les trafiquants et démanteler les réseaux criminels, notamment en multipliant des opérations partout en France. 

« Les buralistes ne sont pas de simples commerçants : ils assurent un contrôle de la vente de tabac et jouent un rôle de proximité essentiel dans les territoires. Leur disparition serait une perte majeure pour l’économie légale et le lien social » complète Ghislaine Mazoyer.