Le charismatique maire (anti-tabac) de New York, Michael Bloomberg, en rêvait (voir Lmdt des 14 février 2013 et 19 avril 2012) …
Le secrétaire d’État au logement et au développement urbain, Julian Castro, a annoncé, ce jeudi 12 novembre, le projet d’interdire la cigarette dans tous les HLM des États-Unis.
« Nous avons la responsabilité de protéger les habitants des logements du parc public des conséquences nocives de la tabagie passive », a déclaré cette étoile montante du parti démocrate. « Le projet de règlement aidera à améliorer la santé de plus de 760 000 enfants et permettra aux agences de l’habitat public d’économiser annuellement 153 millions de dollars en couverture santé, maintenance et incendies évitables ».
Concrètement, le texte prévoit que les cigarettes, pipes et cigares seront bannis de tous les locaux d’habitation, de tous les bureaux administratifs, de toutes les parties intérieures communes et enfin des zones extérieures dans un rayon de huit mètres … Ce qui interdit donc de fumer, même à la fenêtre.
Premier écueil, face auquel Michael Bloomberg avait calé : l’atteinte à la liberté individuelle.
Second problème : la mise en application du règlement représenterait un fardeau supplémentaire pour des agences HLM américaines déjà surchargées.
Question subsidiaire : cette mesure est-elle prioritaire dans un pays où prévention et législation conjuguées ont déjà fait tomber le taux de prévalence à 15 % chez les adultes ?




