L’impasse constitutionnelle pour former un gouvernement joue les prolongations, en Espagne, après deux élections législatives (les 20 décembre 2015 et 26 juin 2016). Même si une solution semble se dessiner, le désaccord entre les partis – censés s’allier – apparaît à travers de multiples occasions. Ainsi, le jeune parti de centre-droit Ciudadanos vient de demander, avec insistance, au gouvernement de Mariano Rajoy s’il disposait d’un vrai plan de lutte contre le marché illicite du tabac depuis Andorre et Gibraltar.
La formation « orange » s’inquiète ainsi des actions réalisées en Espagne afin de réduire la contrebande et la contrefaçon, comme de l’existence d’une collaboration avec l’Union européenne et d’une coordination avec les administrations régionales.
Ciudadanos souligne les pertes fiscales générées par la contrebande. Lesquelles sont estimées, en 2015, aux environs de 11,3 milliards d’euros à l’échelon de l’Union européenne et à 509 millions d’euros en Espagne. Et ce, malgré une récente tendance à la baisse de la contrebande outre-Pyrénées (passant de 7,8 % en 2014 à 6,8 % en 2015 / voir Lmdt du 1er octobre).




