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3 Nov 2013 | Profession, Vapotage
 

Buraliste CarotteLa fixation au 9 décembre prochain de la date de la décision du tribunal de commerce de Toulouse, quant à la poursuite d’un buraliste contre une boutique de cigarette électrique,  attise toujours les débats (voir Lemondedutabac du 28 octobre). En tout cas, les médias régionaux de ce week-end ont joué les prolongations.

Dans son JT de 12h, du samedi 2 novembre, France 3 Languedoc-Roussillon a refait un zoom sur les enjeux du procès, surtout côté buralistes. Très déterminée, Marie-Thérèse Dechaume, présidente de la chambre syndicale de l’Hérault/Montpellier annonce : « on va arriver à les faire fermer. Nous vendons des cigarettes depuis toujours », en faisant référence à la stricte législation pesant sur les buralistes face à une cigarette électronique, pour le moment, sans encadrement.

Le même jour, Norbert Chary (président de la fédération des buralistes d’Alsace-Moselle) s’est prêté au jeu du face à face, avec le patron d’une boutique spécialisée de Metz, dans les pages du quotidien Le Républicain Lorrain. A son interlocuteur qui lui demandait s’il « trouvait normal de vendre le mal et l’antidote ? », Norbert Chary s’interroge : « mais si c’était un antidote, il serait en pharmacie ! Les officines réclamaient aussi ce produit. Le Parlement européen a tranché, décrétant qu’il ne s’agit pas d’un médicament …».
Puis de souligner sur le rôle des buralistes dans la vente de e-cigarettes : « on en trouve dans les braderies ou au marché. Il y a un vide juridique qu’il faut combler. Notre profession est réglementée. On fait un stage pour y rentrer et un autre tous les trois ans, au renouvellement de notre traité de gérance. S’il faut y ajouter la cigarette électronique, on sera capable de le faire. On va d’ailleurs lancer un plan d’envergure ».