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9 Juin 2012 | Pression normative
 

Le « soufflet » du débat sur la dépénalisation du cannabis, tendant à « aligner réglementairement » ce dernier sur l’alcool et le tabac (voir Lemondedutabac des 5 juin et 6 juin), n’est pas retombé.

Le président du Parti Radical de Gauche, Jean-Michel Baylet, réitère dans « Le Figaro » de ce samedi 9 juin, sa proposition de légaliser le cannabis, estimant même qu’il faudrait « le vendre en pharmacie ». Pour justifier sa position, il invoque la lutte contre le trafic et le danger que représente pour la santé publique la circulation de drogue trafiquée, frelatée : « C’est contrôlé, c’est de la bonne qualité et c’est dosé de façon un peu moins forte ».

Le président de la Fédération des syndicats pharmaceutiques, Philippe Gaertner, a réagi, dans ces mêmes  colonnes, par la négative : « Si vous me proposez de peser et de vendre des barrettes de cannabis en pharmacie, je ne suis pas d’accord ». Il est conforté par Jean Constantin, pharmacologue spécialiste des addictions : « S’il s’agit de fournir de l’herbe à fumer, ce serait une aberration, quand on sait que le cannabis démultiplie les effets néfastes du tabac, notamment les risques de cancer. »

Le débat a fait beaucoup « parlé » dans les medias, ces derniers jours, mais l’opinion publique semble avoir tranché. Selon un sondage Ipsos, paru vendredi 8 juin, les Français sont de plus en plus opposés à la dépénalisation du cannabis : avec 70% de sondés hostiles aujourd’hui, contre 63% il y un an.