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12 Fév 2013 | Profession
 

En réponse à l’intervention de Didier Migaud, ce soir à l’Assemblée nationale (voir Lemondedutabac de ce jour) Pascal Montredon (président de la Confédération des buralistes) vient d’adresser un message aux parlementaires. En voici des extraits.

« Connaissant l’attention que vous portez à notre réseau, je tiens, au nom de notre Confédération, à vous apporter les éléments d’appréciation suivants :

1/ Le rapport de la Cour des Comptes est rempli d’imprécisions qui faussent la réalité de nos établissements.
Les aides versées par l’Etat aux buralistes ont représenté 150 millions d’euros par an, soit 1,2 milliard sur 8 ans : moins de la moitié des 2,6 milliards évoqués par la Cour des Comptes. 6.000 fermetures sont intervenues depuis 2004, malgré ces aides.
Selon le Centre de Gestion agréé des buralistes, le résultat net moyen des tabacs-presse a évolué de moins d’1% par an entre 2003 et 2009 : c’est moins que l’inflation. On est loin des chiffres avancés par la Cour.

2/ Le rapport de la Cour oublie de rappeler les raisons qui ont conduit aux «Contrats d’avenir».
L’objectif principal des Contrats d’avenir, dès 2004, a été d’accompagner la diversification des buralistes. Les avancées ont été quasi inexistantes et l’Etat n’a pas rempli ses engagements : renforcement du rôle de guichet d’intérêt public et déploiement des services de proximité ; dématérialisation d’autres valeurs fiscales ; accords entre la Confédération des buralistes et la SNCF, …

3/ La Cour des Comptes, censée veiller scrupuleusement sur l’argent public, a complètement occulté les marchés parallèles.
Les marchés parallèles représentent aujourd’hui plus de 21 % de la consommation de tabac en France (achats frontaliers, contrebande, Internet).
C’est donc plus de 3 milliards de fiscalité qui s’évaporent ainsi chaque année, alors que les finances de l’Etat sont en situation critique. Cette consommation hors marché officiel décrédibilise la politique de santé publique. Ces marchés parallèles affaiblissent le réseau des buralistes, en particulier aux frontières.
C’est donc une grave erreur de la Cour des Comptes que de passer ces trafics sous silence, alors même que la lutte contre les marchés parallèles devrait être une priorité pour l’action publique. »