Jérôme Duffieux – président de l’AFTF (Association des Fournisseurs de Tabac à Fumer / voir Lmdt des 6 juin 2016 et du 25 novembre 2015) – prend la parole dans le numéro de septembre du Losange (voir Lmdt du 18 septembre) pour s’exprimer, notamment, sur l’actualité des buralistes. (Extraits)
Rappelons au préalable que Jérôme Duffieux est également directeur général de Traditab (1637) et que l’AFTF annonce regrouper 80 % des fabricants de tabac et représenter environ 40 % du marché des cigarettes, 40 % du marché du tabac à rouler et à tuber, ainsi qu’une part importante du tabac à priser, à mâcher et à pipe à eau.
• Sur l’aide à la modernisation des buralistes : « nous imaginons une fusée à deux étages : d’une part, un système de labellisation, avec un cahier des charges détaillé à respecter, définissant les codes couleurs du point de vente, les matériaux, l’éclairage, les équipements obligatoires, l’ergonomie, etc. ;
« et, d’autre part, un mécanisme novateur permettant de financer cette mise à niveau par un prêt bancaire au buraliste, mais à taux zéro, les taux d’intérêt étant pris en charge par les industriels partenaires du réseau. La mise en pratique doit associer la Confédération et l’État, mais aussi les acteurs économiques du point de vente, au-delà du tabac : presse, jeux, alcool, confiserie, etc. ».
• Sur la remise des buralistes : « les fabricants ne peuvent financer à la fois une hausse de la remise et la modernisation.
« Or, je le répète, à nos yeux, l’enjeu principal de la décennie à venir, c’est la modernisation. Sans quoi la concurrence va se développer, comme on le voit avec les Monoprix à Épinal ou à Niort (voir Lmdt des 1er septembre et 2 août), et la réduction dramatique du nombre de buralistes risque de s’accélérer (voir Lmdt du 8 avril 2016). Ce sera l’« Uber du tabac », une Bérézina. Donc le prochain Contrat d’avenir doit véritablement mettre l’accent sur le financement de la modernisation. C’est la priorité.
« Cela dit, si l’État abaisse les droits d’accise pour permettre une hausse de la remise, en tant que fabricants non touchés, nous n’y verrions pas d’inconvénients. Ce serait une affaire entre les buralistes et l’État. L’AFTF n’est pas hostile à une telle réforme de la remise accordée aux buralistes ».




