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13 Oct 2021 | Profession
 

Le quotidien Sud-Ouest ne pouvait pas passer à côté d’un interview du Béarnais Philippe Coy, qui brigue un deuxième mandat lors du Congrès des buralistes des 14 et 15 octobre à Paris (voir 10 et 12 octobre).

Le réseau tend à devenir  « drugstore du quotidien » et il va continuer sa transformation.

Sud-Ouest : des choses nouvelles seront-elles évoquées lors du congrès ?

• Philippe Coy : « le développement de la transformation est subordonné au calendrier de l’enveloppe budgétaire de 100 millions d’euros qui se clôturera fin 2022. Nous allons aussi porter des innovations comme l’amélioration des partenariats avec La Poste ; faire des buralistes un maillage de la distribution du numéraire ; installer des « corners » de la marque Casino dans le réseau des buralistes pour compléter l’offre snacking et produits de première nécessité. 

« Quand j’ai démarré, en 2017, mon vœu était de faire du buraliste de demain, le drugstore du quotidien des Français. Nous en sommes là aujourd’hui : des commerçants d’utilité locale. La distribution du tabac, la carotte rouge, c’est notre ADN, mais il est nécessaire de répondre aux enjeux économiques et sociétaux. Ou on subit ou on agit. »

Sud-Ouest : cette transformation a-t-elle enrayé la fermeture des enseignes ?

• Ph. C. :  « depuis quatre ans, nous avons stoppé l’hémorragie en divisant par cinq le nombre de fermetures. Cette année, environ 150 établissements ont fermé. Nous ne sommes plus face à une longue liste liée à des défaillances économiques, mais plutôt à un manque de repreneurs. Même si tout n’est pas encore résorbé et qu’il y a encore des fragilités…

Les transactions de fonds de commerces ont augmenté de 30 % : c’est un signe encourageant. Les acheteurs croient en notre stratégie. À un moment, les banques nous tournaient le dos car on était persona non grata, on ne donnait plus confiance ni envie. Aujourd’hui, elles financent nos projets. Ce sont des marqueurs que l’on apprécie.

Sud-Ouest : vous défendrez le gel de la hausse du prix du tabac ?

• Ph. C. : « bien sûr. La France n’est pas une île et j’attends beaucoup de la présidence française de la Communauté européenne au 1er janvier pour aborder ce sujet avec les autres États membres. Mais l’objectif du plan de transformation est de rééquilibrer la ressource aujourd’hui portée à 75 % par le tabac dans des parts moindres. Le marché parallèle et le changement de la société font partie des raisons. »