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6 Nov 2014 | Profession
 

Après les manifs « de montée en puissance » de Tulle (voir Lmdt du 3 novembre) et de Paris (voir Lmdt du 5 novembre), le congrès national des buralistes – qui se tient ces  jeudi 6 et vendredi 7 novembre à Paris – fait surgir dans les médias « la grande et vraie colère des buralistes » (selon l’expression de Jean-Jacques Bourdin sur RMC, ce matin).

Buralistes la RelèveIl faut savoir que ce congrès a été conçu et préparé, à partir du printemps dernier, sur un  thème précis et global : « la relève ! Comment faire venir les jeunes dans le métier ? Buralistes, un métier d’avenir, dans  la France d’aujourd’hui où l’on cherche des emplois et des débouchés pour les jeunes ».

De quoi donner de la perspective, si ce n’est du baume au cœur, aux buralistes, toujours très inquiets du développement d’un marché parallèle du tabac déstabilisant de plus en plus leur réseau officiel. Mais toujours prêts, aussi, à rebondir.
Ne serait-ce que sur le marché de la cigarette électronique.
Ou avec des projets comme le compte Nickel.

Et puis, patatras ! Tout s’effondre, à partir de fin septembre :
• avec l’annonce du paquet neutre (générique),mesure extrême imposée par Marisol Touraine, unilatéralement, alors qu’aucun autre pays d’ Europe continentale ne l’envisage  sérieusement (voir Lmdt du 25 septembre) ;
• avec la perspective d’une hausse des prix des cigarettes, au 1er janvier, de 30 centimes par paquet de cigarettes alors que le marché se maintient sous le seuil négatif ;
• avec cette mauvaise nouvelle supplémentaire d’un amendement visant à sur-fiscaliser les cigares et les cigarillos qui, pour le moment, passe tous les obstacles du parcours parlementaire (voir Lmdt du 5 novembre) ;
• avec cette ultime surprise d’un autre amendement sur-fiscalisant également le tabac à rouler (voir également Lmdt du 6 novembre) ;

Devant cette avalanche normative et fiscale – non accompagnée de la moindre mesure crédible contre le marché parallèle – les buralistes sont en droit de vouloir comprendre. Ils sont en droit de poser des questions concrètes à leur ministre de tutelle : Christian Eckert, secrétaire d’État au Budget. Dont la visite est toujours programmée cet après-midi.