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3 Fév 2016 | Vapotage
 

E-cigarette J WellLe créateur et dirigeant de la chaîne de boutiques spécialisée J Well, Olivier Sarfati, s’explique dans Les Échos de ce mardi 2 février sur son itinéraire. 

La révélation, Olivier l’a eue à 35 ans quand une de ses connaissances lui a fait essayer une cigarette électronique. Conquis et convaincu de la promesse d’un marché, il crée J Well en 2012. Aujourd’hui, l’entreprise parisienne revendique 160 magasins en France et une présence dans plus d’une dizaine de pays. (Russie, Japon, Chine, Belgique, Pays-Bas, Espagne, Royaume-Uni, Grèce, République tchèque, Etats-Unis et Afrique du Nord).

Les e-liquides destinés à ses e-cigarettes sont élaborés et produits dans sa petite usine d’Angerville, en Essonne, où travaillent une dizaine de personnes. C’est elle qui alimente les magasins en liquides :  une quarantaine de références réparties en plusieurs gammes et cinq marques différentes pour séduire tous les publics et varier les plaisirs. La même usine alimente en arômes ses unités annexes, ouvertes au Canada et en Chine pour fournir les boutiques locales.

Les e-cigarettes sont conçues en France par J Well, mais fabriquées en Chine par une usine sous contrat d’exclusivité. Là encore, les modèles, plus ou moins sophistiqués, sont multiples. Ils se veulent soignés et originaux, avec un effort particulier sur le design, une manière d’entretenir l’intérêt du client. « Nous avons en permanence près de 200 modèles différents, en tenant compte des variantes, et nous en lançons de nouveaux tous les mois », explique Olivier Sarfati. Tous sont testés en présérie par le réseau avant commercialisation.

Les boutiques françaises appartiennent à des indépendants qui passent un contrat d’exclusivité. Aménagées aux couleurs de J Well avec un système de mobilier modulaire maison. À l’étranger, « il n’y a pas de redevance, ce qui m’importe c’est qu’ils vendent ma marchandise », souligne le dirigeant.

La gestion de cette affaire de 29 millions d’euros de chiffre d’affaires, et 35 salariés en France , est aussi allégée que possible : un compte Facebook assure les échanges avec les commerçants, un autre avec les fournisseurs.