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8 Fév 2017 | Vapotage
 

Les anciens fumeurs – passés depuis plus de six mois, à l’e-cigarette ou à un substitut nicotinique – ont bien des niveaux de carcinogènes et de toxiques chimiques dans la salive et les urines significativement plus faibles que les fumeurs, selon une étude britannique publiée dans la revue Annals of Internal Medicine.

Les chercheurs – du département d’épidémiologie et de santé publique de l’University College of London – soulignent d’ailleurs que la différence est moins marquée chez les utilisateurs de substituts qui continuent à fumer du tabac.

• Jusqu’à maintenant, seules deux études sur lignées cellulaires et une autre réalisée chez l’animal avaient mesuré les concentrations en molécules toxiques des e-liquides et de la vapeur. Là, les scientifiques ont recherché la présence des principales substances toxiques du tabac dans des échantillons d’urine et de salive de 181 participants répartis en cinq groupes égaux : fumeurs de cigarettes, fumeurs utilisant également des substituts nicotiniques (patchs, gommes à mâcher), consommateurs à la fois de cigarettes classiques et électroniques, utilisateurs de substituts nicotiniques ne fumant plus et vapoteurs exclusifs, depuis plus de six mois.

• Si la quantité de nicotine est, à peu près, la même chez tous les participants, quel que soit le moyen de délivrance utilisé, la différence concerne surtout le taux de nitrosamines spécifiques du tabac, ces substances cancérogènes impliquées dans le cancer du poumon : ils sont réduits de 97% chez les vapoteurs exclusifs par rapport aux fumeurs.

« Notre travail apporte de nouvelles preuves que l’e-cigarette et les substituts nicotiniques sont plus sûrs que le tabac, et suggère que leur utilisation à long terme est associée à un très faible risque », avance Lion Shahab, premier auteur de l’étude.