Trois collégiens, âgés de 13 ans, ont acheté des cigarettes électroniques dans une boutique de Lons-le-Saunier la semaine dernière. La mère de l’un d’eux, avertie par un parent d’élèves, a décidé de porter plainte et appelle d’autres parents à s’y associer.
« J’étais très énervée contre le magasin qui n’a pas respecté la loi. Nos enfants ont 13 ans. Dans tous les cas, il n’y a pas besoin de carte d’identité pour se rendre compte qu’ils sont mineurs », dénonce-t-elle. Le gérant de la boutique se retranche derrière l’argument que la loi ne lui permet pas de demander des pièces d’identité : « nous avons des affichettes sur les vitrines qui indiquent que les ventes aux mineurs sont interdites ».
Avec sa plainte, la mère d’un des trois garçons espère attirer l’attention générale sur ce manque de contrôle de la part des vendeurs. « J’aimerais qu’il y ait une loi qui dirait que ce genre de matériel ne peut être vendu que dans les magasins spécialisés et pas n’importe où, n’importe comment. Et que les vendeurs s’assurent bien de l’âge des personnes à qui ils vendent ce matériel ! ».
Recommandée par l’OMS et inscrite dans la Directive Tabac (transposable d’ici 2016), l’interdiction de vendre, aux mineurs de moins de 18 ans , la cigarette électronique et l’ e-liquide est déjà bel et bien effective en France (voir Lmdt du 19 mars 2014).




