« Une bataille sur fond d’enjeux économiques » ; « Les pour et les contre » … plusieurs reportages ont continué à couvrir la proposition de loi du député Thierry Lazaro d’une vente exclusive des cigarettes électroniques chez les buralistes (voir Lemondedutabac du 2 mai).
• BFM TV a passé en boucle l’interview de Thierry Lazaro sur les motivations de son texte (voir Lemondedutabac du 3 mai), complétée, dans la soirée, par les arguments de chacune des parties prenantes. Patrick Brice, président de la fédération des buralistes du Nord : « Ce produit qui contient encore de la nicotine et d’autres substances ne doit pas se vendre n’importe comment et n’importe où ». Ce à quoi les vendeurs spécialisés opposent leur savoir-faire et le service au client.
• Même traitement pour le JT de 20h de TF1 qui entame le reportage par un comparatif économique entre une baisse annoncée de 10% des ventes, en volume, des cigarettes traditionnelles et le « carton plein » des magasins spécialisés en cigarettes électroniques.
Cyrille Geiger, représentant des buralistes de Paris-Nord, confirme que la cigarette électronique reste une cigarette : même gestuelle, même type de consommation, elle doit être intégrée au réseau des buralistes. Le co-fondateur de Sunny Smoker revendique un rôle de conseil et de prévention dont « ne disposent pas » les buralistes, soulignant également le besoin d’espace pour stocker la gamme très large de produits. Côté vapoteurs, un client exprime sa crainte de rentrer chez un buraliste et de « se trouver focalisé par les vraies cigarettes ».
• Ce matin, sur RMC, qui précise que la proposition de loi sera déposée à l’Assemblée nationale dans deux semaines, Thierry Lazaro réitère ses motivations : « Moi, je suis du côté des buralistes. Lobbying ou pas, je m’en fous. Depuis dix ans, on n’arrête pas de leur taper dessus, droite et gauche confondues Aujourd’hui, la baisse des ventes de cigarettes dans le réseau officiel des buralistes doit être compensée, entre autres, par la distribution des cigarettes électroniques ». Un avis que ne partage pas un buraliste du 3ème arrondissement de Paris estimant déjà accueillir trop de monde. Ce qui doit sonner bizarrement à l’oreille de beaucoup de ses collègues.




