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22 Août 2016 | Observatoire
 

LyceeCela marche comme cela dans ce pays.

En mai dernier, la nouvelle présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, fait adopter son plan « Pour des lycées sans drogue et sans addiction », l’un des volets, remarquable, de son programme électoral de l’année dernière (voir Lmdt du 27 septembre 2015). 

Avec, notamment, des tests salivaires dans les lycées pour détecter l’usage du cannabis. Proposition bruyamment accueillie dans la polémique de la part de l’opposition et de certaines associations (voir Lmdt du 27 décembre 2015). Eh bien, le préfet de la région Ile-de-France Jean-François Carenco s’y oppose, lui aussi.

Il a fait savoir, cet été, qu’avec ce plan la région va au-delà de ses compétences en matière d’action sanitaire et sociale. En effet, le préfet est chargé du « contrôle de légalité » des actes administratifs de la région. Et il a déposé un « recours gracieux » demandant la suppression, dans le plan, des tests salivaires anti-cannabis dans les lycées.

Réaction de la région : « l’avis du préfet ne vaut pas annulation. Aucun des articles de notre plan n’est caduque » assure la vice-présidente, Agnès Evren (LR), en charge de l’addiction. « On essaie de proposer des outils aux proviseurs pour lutter contre les addictions qui concernent un ado sur dix. Nous empêcher de mettre en place ces mesures de prévention, qui ne se limitent pas aux tests salivaires, c’est être dans le déni de la réalité ». Sachant que Valérie Pécresse estime que le cannabis constitue un facteur contribuant au décrochage scolaire de 30 000 lycéens en Ile-de-France. Et précisons qu’il est prévu que les tests soient remis seulement aux établissements en faisant la demande.

Le préfet peut désormais se tourner vers le tribunal administratif. C’est ce qui s’appelle marcher « la main dans la main » contre l’addiction.