
Le gouvernement de la province de l’Alberta demande à Ottawa d’assouplir les règles relatives à la vente des sachets de nicotine. Dans une lettre adressée à Mark Carney (premier ministre du Canada), la première ministre de l’Alberta, Danielle Smith, et le « ministre de Services Alberta et de la Réduction de la bureaucratie », Dale Nally, qualifient le cadre fédéral d’« incohérence réglementaire », car il n’encourage pas l’arrêt de la cigarette, selon eux.
Nous reprenons l’information de Radio Canada.
Les règles fédérales actuelles n’autorisent la vente de sachets de nicotine que dans les pharmacies (voir 27 août 2024).
« Lorsqu’une solution de rechange réglementée est plus difficile d’accès que les cigarettes, cela envoie un mauvais signal et complique les efforts des adultes qui s’efforcent de réduire leur dépendance », dit la lettre publiée sur les réseaux sociaux.
« Avec la loi actuelle, les magasins de vente traditionnels ne peuvent pas vendre ces petits sachets, alors qu’ils proposent d’autres produits à base de nicotine. »
Le 2 mars, la première ministre de l’Alberta a donc évoqué une « situation étrange » dans laquelle les cigarettes et les produits de sevrage tabagique ne sont pas vendus au même endroit. « Nous pensons que ce serait une bonne politique de santé de rendre les produits de sevrage tabagique plus accessibles plutôt que moins accessibles », a-t-elle déclaré à l’Hôpital de Lethbridge. Elle dit avoir bon espoir de faire changer d’avis le gouvernement fédéral à ce sujet.
Dans cette lettre, Danielle Smith et Dale Nally écrivent que la politique fédérale semble avoir coïncidé avec la croissance du marché noir illicite, où des sachets de nicotine non réglementés sont largement accessibles et sans limite d’âge (voir le 10 décembre 2025).
Selon eux, cette situation risque d’augmenter l’exposition des jeunes à ces sachets, alors que la réglementation fédérale introduite en 2024 visait le contraire.
À l’époque, Ottawa avait adopté ces nouvelles régulations après une étude d’impact qui montrait que les techniques de commercialisation de ces substituts nicotiniques se rapprochaient de celles des produits de tabac et des cigarettes électroniques.
L’étude constatait une popularité grandissante des sachets de nicotine aux États-Unis et que cette popularité gagnait les jeunes Canadiens.
La mise en place des restrictions fédérales sur les sachets de nicotine voulait alors réduire l’attrait, l’accès et la consommation de ces produits par les jeunes.
Le bureau de la ministre fédérale de la Santé, Marjorie Michel, n’a pas été en mesure de commenter immédiatement la lettre de l’Alberta.




