Fort d’une première expérience au cabinet de Claude Evin (où il a collaboré activement à la fameuse loi), Jérôme Cahuzac avait pris ses fonctions, avec la réputation d’un bon connaisseur du dossier tabac. Il en avait fait preuve lors de son passage à la tête de la Commission des Finances, sous la législature précédente.
Ministre du budget, il aura eu le temps d’imposer « son réaménagement de la fiscalité tabac », à effet au 1er juillet prochain (voir Lemondedutabac du 25 octobre). En même temps qu’une augmentation des prix (voir Lemondedutabac du 1er octobre) sensiblement plus forte que les années précédentes.
Sa fragilité, suite aux révélations de Mediapart (voir Lemondedutabac du 24 décembre), n’aura probablement pas permis à Bercy de faire entendre sa voix dans les arbitrages préparés, ces derniers temps, pour fixer la position de la France par rapport à la Directive tabac. Et de laisser un relatif champ libre aux services du ministère de la Santé.
Jérôme Cahuzac avait essuyé un accueil plutôt agité, lors du Congrès des buralistes, où il s’était déplacé en tant que ministre de tutelle (voir Lemondedutabac du 25 octobre). Il y avait, quand même, déclaré : « je doute que l’idée du paquet générique soit opportune ».




