L’interdiction prochaine de la vente des puffs (voir 27 janvier 2025), Antoine Palumbo (voir 27 avril 2024), président de la fédération des buralistes de Moselle, « s’y attendait ».
Comme il l’explique dans Le Républicain Lorrain, l’urgence du moment, c’est plutôt l’intensification des contrôles des points de vente illégaux et une vraie politique de lutte contre les trafics.
• Quel regard portez-vous sur l’interdiction prochaine de la vente des puffs ?
•• Antoine Palumbo : Ça fait un petit moment qu’on en parle. On va l’appliquer dès qu’on aura les décrets. A priori, ce sera instantané, même pas le temps d’écluser nos stocks… Mais si la vente de ce produit avait vraiment été contrôlée dès le départ, comme nous le demandions, on n’en serait pas là.
• Vraiment encadrée ? C’est-à-dire ?
•• Antoine Palumbo : Les puffs sont en vente un peu partout, dans des grandes enseignes de magasins pas chers notamment. On en a vu dans les barber-shop. Nous, on n’en vend pas aux mineurs, parce que c’est interdit et qu’on a l’habitude. On a une éthique, on se forme. La Confédération des buralistes a investi dans une plateforme de e-learning pour former ses membres. Mais quels sont les contrôles ailleurs ? Il n’y en a pas.
• Est-ce que cela va représenter une grosse perte de chiffre d’affaires pour les buralistes ?
•• Antoine Palumbo : Bien sûr, on en vend. Comme tous les produits à la mode, ça marche, tout le monde s’y met, surtout les jeunes. Mais on sait faire, et on a d’autres produits à vendre. Vu les augmentations des prix du tabac depuis des années, heureusement qu’on a pris nos responsabilités. Nous, ce que l’on demande, c’est que l’État fasse son travail.
Il laisse des zones de non-droit. C’est valable pour des produits qui contiennent de la nicotine ou des cartouches de cigarettes, vendus dans des épiceries de nuits ou d’autres boutiques. Il faut aussi donner un coup de pied dans la fourmilière du trafic. Car il est très installé chez nous.




