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27 Fév 2014 | Profession
 

FDJOn l’avait oublié. Dans une déclaration se voulant fracassante à l’AFP, l’ancien président de la Française des Jeux de 1989 à 1993, Gérard Colé, accuse l’entreprise d’avoir trompé les joueurs en leur faisant croire qu’il y a dans les jeux de grattage « une égalité des chances qui n’a jamais existé ».

Et d’ajouter qu’il rejoint en cela la démarche procédurière de Robert Riblet, cet  ingénieur à la retraite qui ferraille contre l’opérateur de jeux depuis 2006 et qui a été récemment débouté puis condamné à verser des dommages et intérêts à la FDJ (voir Lemondedutabac du 23 août 2013).

En cause, les jeux de grattage dont les tickets, selon le plaignant, ne seraient pas répartis totalement  au hasard mais par livrets. Avec un seul lot intéressant (plus de 20 euros) par livret. Une fois ce lot remporté, les tickets continuent à être vendus, ce qui constituerait « une rupture d’égalité ».

Gérard Colé dénonce même à l’AFP les dérives de certains  buralistes rachetant des carnets arrivant vers leur fin, sans qu’un lot intéressant ne soit encore sorti, afin de mieux s’assurer de récupérer pour eux-mêmes celui-ci. Selon lui, le but du système est « de faire rejouer et de doper le chiffre d’affaires des courtiers, des détaillants et de la FDJ ».

A propos de dérives, tous les buralistes ayant exercé à l’époque du mandat de Gérard Colé gardent en mémoire les déboires de celui-ci et de son entourage. Parmi de nombreux faits regrettables, dûment condamnés dans les années 90, la surfacturation, pour près d’une centaine de millions de francs, de comptoirs Loto chez les détaillants.